Ne plus appeler son père, papa, être adopter par des étrangers, abandonner le confort d'une vie sociale et familiale sera le prix à payer pour devenir un moine zen.
Entre résignation et pudeur, les personnages expriment peu de sentiments et d'émotion et interviennent peu dans la vie des autres. Face à la décision prise par leur fils, les parents se retrouvent à reconsidérer leur vie et leurs propres choix.De retour des Etats Unis, ils sont perdus dans cette société. Sans attache religieuse, l'homme se sent attirer par la philosophie zen comme si elle avait toujours était présente dans son existence. Lui qui n'a jamais vraiment décidé admire le choix de son fils.
Ce livre aborde d'une manière intéressante la culture japonaise, la place de la femme dans le couple. la femme soumise à son mari même dans ses erreurs, reste digne dans la douleur. Elle sera victorieuse dans l'espoir qu'elle met dans sa fille pour qui tout peut encore arriver.
L'auteur avec beaucoup d'humour et de distance, nous raconte un évènement atypique pouvant nous paraître, à nous occidentaux, assez dur. Nous appréhendons ainsi la philosophie zen et la place importante qu'elle a conservé dans la société japonaise et comprenons mieux ainsi la pensée japonaise, cette façon si délicate de ressentir et dire les choses avec une réelle émotion contenue.
La description du moine zen qui va s'occuper de l'enfant est aussi inquiétante. Cette femme asexuée, dominatrice dont on ne connaît pas le passé montre combien les apparences sont trompeuses.
Un texte vraiment très intéressant à lire pour son approche et sa connaissance de cette sensibilté nippone.
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