Non, je n’oublierai jamais la baie de Rio

La couleur du ciel le long du Corcovado

La Rua Madureira, la rue que tu habitais

Je n’oublierai pas pourtant je n’y suis jamais allé



vendredi 21 mars 2014

Philippe Besson : La maison atlantique

Un homme raconte l'histoire de la fin de son adolescence. Le temps d'un été, le père et le fils de 18 ans, se retrouvent dans la maison de famille au bord de l'océan et mettent ainsi un terme à l'innocence.
"Il avait 16  ans quand sa mère est morte, 18 quand son père est parti...J'ai oublié de vous dire : aucune de ces deux morts n'est accidentelle".
Voilà tout est dit. Philippe Besson nous entraîne dans un engrenage et le lecteur  ira au bout des mots et des souffrances.
Inéluctablement, une machine efficace se met en place et nous tient en haleine.
Des phrases courtes, sans concession, des mots bien balancés, c'est vif, sec, froid.
Le père est un avocat brillant, égoïste,  aimant l'argent et un grand séducteur collectionnant sans compter les femmes dans sa vie.
Son fils est tout l'opposé. Il voue une haine profonde à son père, l'accusant d'être responsable de la disparation de sa mère. Entre eux, le dialogue n'a jamais passé.
Quand un couple de trentenaire, sans enfant, vient louer la maison voisine, le père redevient le séducteur et fera tout pour séduire la très belle jeune femme. Le mari devient encombrant, le père jaloux, la jeune femme trop sensuelle et le fils trop observateur. Il n'y a plus d'innocent, il n'y a plus de victimes, tout le monde joue un jeu pervers et sordide.
Un huis clos où l'engrenage est fatal et la chute finale inexorable.
Les personnages sont froids et tiennent le lecteur à distance.
Un bon roman mais trop court. On aurait aimé en savoir plus sur ces personnages égoïstes et haineux, plonger dans leurs abîmes.
Philippe Besson connaît parfaitement la mécanique des sentiments, ces ambiances balnéaires où son écriture excelle dommage qu'il effleure trop ses histoires.

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