Non, je n’oublierai jamais la baie de Rio

La couleur du ciel le long du Corcovado

La Rua Madureira, la rue que tu habitais

Je n’oublierai pas pourtant je n’y suis jamais allé



lundi 1 août 2011

Elisabeth Brami : Les heures secrètes

C'est un joli roman que nous offre cet écrivain plutôt habitué à la littérature jeunesse bien que je n'apprécie pas trop les étiquettes. L'auteur avec beaucoup de sensibilité dépeint les sentiments et les existences d'adultes qui ont eu de belles occasions manquées et qui se souviennent.
Comme Pierre, libraire à la retraite, il se trouve vieux et usé. Récemment veuf, il se sent responsable de la mort de sa femme, Régine. Les enfants sont grands et vivent loin de lui.
Régulièrement, il rend visite à Léa, sa belle-mère âgée de 90 ans, placée dans une maison de retraite. Une grande complicité les a toujours uni, peut être même plus qu'une complicité. Jamais ils ne sont avoué ce lien si fort entre eux. De confidences en confidences, ils vont pourtant enfin arriver à exprimer ce qu'ils ont toujours tu. Trop tard, le temps perdu ne reviendra pas et cet aveu bouleverse cet homme et cette femme.
Sur les conseils de Léa, Pierre va essayer de continuer la vie et ce qu'elle entraîne de regrets, de mensonges, de mélancolie mais aussi d'amour.
Un très belle leçon de respect de la vie, des autres et de soi sert ce texte limpide et audacieux qui donne à la vie l'émotion et le rêve possibles.

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