Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom Barbara

Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante, ravie épanouie

Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara...




jeudi 17 novembre 2011

Julio Cortazar : La porte condamnée

Extrait du recueil "Fin de jeu", ce petit livre réunit 4 nouvelles. Assez pour nous plonger dans l'univers fantastique de Cortazar. Fabuleux écrivain, poète et nouvelliste argentin, mort à Paris en 1984. En tout cas assez pour donner envie, si on ne le connaît pas, de poursuivre la découverte.
La porte condamnée, la nouvelle éponyme, met en scène un narrateur dans un vieil hôtel de Montevideo. Chaque nuit, il entend pleurer un bébé dans la chambre à côté la sienne et dont la porte a été condamnée. Pourtant il n'y a d'enfant ni dans la chambre, ni dans l'hôtel et pourtant chaque nuit les pleurs le réveillent.
Avec ses nouvelles, l'auteur distille une littérature de grande qualité qui happe le lecteur. Avec minutie et précision, il nous promène dans une réalité acceptée qui va être franchie d'autant plus facilement qu'il n'utilise aucun effet "spécial". La déformation de l'espace, du temps est très présente et donne ainsi une force à l'univers fantastique de l'auteur.
Dans "La nuit face au ciel", le narrateur se retrouve dans lit d'hôpital à la suite d'un accident de la route. le récit vacille et le lecteur avec, entre la réalité anonyme d'une chambre d'hôpital et les terribles cauchemars du narrateur où il se retrouve victime des guerre Aztèques. La réalité est fracturée quand le lecteur saisit la nouvelle dimension du cauchemar.
"Les ménades" invite le lecteur à une fin de concert surréaliste, et le narrateur assiste malgré lui à un déchaînement de passion qui dépasse largement le cadre musical. Un pas est franchi et un nouveau monde s'ouvre.
La narration devient fascinante par la force de l'ambiance où l'inattendu devient fantastique.
Un édifiant jeu de miroirs où le lecteur quand il l'a accepté, participe au fabuleux.






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