Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom Barbara

Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante, ravie épanouie

Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara...




samedi 14 janvier 2012

Jean-Philippe Blondel : Et rester vivant

L'auteur nous livre dans un poignant récit écrit à la première personne, un texte bouleversant et sensible sur ses années de très jeune adulte. Orphelin à 22 ans il devient l'unique survivant d'une famille fantôme.
Sa mère et son frère sont morts dans un accident de voiture. Son père s'en est sorti, il conduisait. L'auteur avait préféré prendre le train, n'appréciant pas la conduite paternelle, trop sportive. Entre son père sombrant dans une profonde dépression et lui, une relation très violente et destructrice s'installe. Quatre ans plus tard, son père se tue en voiture.
Anéanti, perdu dans l'enfer de la douleur il affronte la perte de ses chers disparus, la culpabilité de celui qui n'est pas mort et de devoir trouver une bonne raison de continuer.
Héritier d'une famille décimée, de souvenirs d'enfance ravagée et de deuils cruels, il essaiera dans une quête, loin de son quotidien, de découvrir de nouvelles sensation d'être en vie.
Les chansons de Lloyd Cole le guideront à Morro Bay, sur la route américaine mythique menant au bout de tous les possibles. Accompagné de sa future ex petite amie et de son meilleur ami, il effectuera un voyage qu'il veut solitaire . Petit à petit, il refermera une dernière fois les portes de son chagrin, de sa mémoire brisée. Il se souviendra des moments de douceur avec ses parents, de son frère à jamais figé dans son éternelle jeunesse, des tensions et chagrins que chacun portait en lui, pour se créer sa nouvelle vie.
L'auteur met beaucoup de sensibilité dans ce livre, il touche au plus près de l'émotion. Les phrases courtes nous entraînent dans une grande réflexion sur le devoir de mémoire, sur la reconstruction. L'auteur touche l'intime et c'est un grand moment d'émotion.



Aucun commentaire: