Non, je n’oublierai jamais la baie de Rio

La couleur du ciel le long du Corcovado

La Rua Madureira, la rue que tu habitais

Je n’oublierai pas pourtant je n’y suis jamais allé



mardi 27 septembre 2011

Delphine De Vigan : Rien ne s'oppose à la nuit

Dans ce roman Delphine De Vigan rend un très bel hommage à sa mère, Lucile. C'est aussi l'histoire d'une déchirure que l'on suivra jusqu'au bout. C'est par son suicide que débute le récit lui donnant ainsi une grande force.
Mais c'est avant tout l'histoire d'une famille, remplie d'enfants, de cris, de rires et où règnent des secrets. Lucile au milieu d'une grande fratrie reste une petite fille mystérieuse, fragile et belle.
Atypique et fantasque,l'univers familial sera marqué par la mort d'un des enfants, les grands parents de l'auteur vivront alors leur première fêlure. D'autres malheurs suivront.
La vie de Lucile s'est construite dans une famille qui savait garder le silence et masquer les non-dits par une véritable fantaisie apparente. Une mère comblée par les multiples maternités et un père destructeur et autoritaire feront d'elle un personnage en fuite. Elle sera rattrapée par ses troubles bi- polaires qui la conduiront régulièrement en hôpital psychiatrique.
Sans pathos ni mièvrerie, l'auteur fouille dans la mémoire familiale. Elle se met en scène dans le récit questionnant sa légitimité à écrire en faisant le bilan de cet héritage qui est le sien.
Un récit très émouvant qui fait revivre à jamais l'image d'une mère adorée et inaccessible qui a décidé de "mourir vivante".









1 commentaire:

Anonyme a dit…

C'est la pudeur de ce récit si bouleversant qui me reste en achevant ce livre. Tant d'amour et de douleurs mêlés; le récit de cette histoire familiale est totalement réussi; l'auteur raconte avec élégance les souffrances les plus intimes. Les passages consacrés à la réflexion sur le travail d'écriture entrepris par l'auteur sont passionnants.. Une seule envie: découvrir ses autres ouvrages.