Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom Barbara

Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante, ravie épanouie

Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara...




vendredi 12 décembre 2008

j'ai quinze ans, je m'appelle Fatemeh....

Ainsi débute le très bouleversant roman de Chahdortt Djavann, "La muette". C'est le journal d'une condamnée. De sa prison, Fatemeh quinze ans écrit le récit de sa courte vie. Elle va être pendue, alors elle demande à son geôlier un cahier pour pouvoir mettre des mots sur son existence et celle de sa tante adorée surnommée, la muette, morte elle aussi et pour qu'on ne les oublie pas. C'est la vie de ces femmes dans l'Iran des Mollahs. La folie de ces hommes dont la religion relègue les femmes à une inexistence d'une brutalité sans nom. Rien ne leur est épargné : humiliation, violence, jalousie, soumission, viol. Même entre elles, ces femmes ne comprennent pas ce qu'elles sont devenues, elles se trahissent au nom d'Allah. Alors au milieu de ces interdits, de ces tabous et de ces hommes bourreaux, certaines ont levé les yeux, ont regardé le ciel, ont osé aimer et lutter à leur manière. Au prix de leurs vies ces femmes sont devenues des résistantes. Ce récit bref, intense, nous plonge dans l'horreur et une fois lu on ne ne peut pas l'oublier.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

l'Iran d'aujourd'hui a oubliée que son pays faisait partie autrefois du Berceau De la Civilsation, la Mésopotamie, qui nous a donné Babylone et sa fameuse Tour, ainsi que Persépolis, la cité de Darius, qui fut détruite par Alexandre Le Grand.

D'ou mon horreur et ma stupéfaction quand j'assiste à ce que ce livre dénonce, par le biais des informations. Le choc et brutal.

Qui aurait pu penser qu'un pays, qui a donné naissance à une civilisation et à une culture aussi riches, tomberait un jour aussi bas? Au nom de l'Islam?

Oui, vraiment, c'est dans ces moments-là que j'ai l'impression de ne plus connaître, ni comprendre ces peuples-là. La bêtise et l'ignorance ayant remplacées la morale et l'intelligence qui leurs faisaient foi il y a des années encore, avant l'arrivée des Mollahs.

Bisous,

Sam.