C'est un récit bref étonnant qui a reçu en 1950 le Prix Akutagawa, la plus prestigieuse récompense littéraire du Japon.Au centre du récit un homme solitaire avec son fusil de chasse, omniprésent et son histoire racontée dans trois lettres qu'il a reçu après la mort de sa maîtresse.
C'est l'histoire de la liaison de cet homme marié, Josuké, avec une femme divorcée mère d'une fille et cousine de sa femme légitime.
Trois lettres pour retracer l'histoire d'un amour adultère, une passion secrète, une tragédie.
Celle de la fille qui a eu connaissance de la liaison de sa mère avant sa mort, de l'épouse qui l'a toujours su, de la maîtresse qui décide de mourir. Chacune avec ses mots raconte comment elle a vécu cet amour caché, inconnu de tous. Chacune à sa façon a payé cher cette histoire d'amour interdite.
Un texte magistral écrit avec sobriété, distance bref un japonais dans ce qu'il y a de plus beau.
Des pages à lire avec émotion, à relire en savourant cette littérature japonaise capable de nous offrir des chefs d'oeuvre d'une telle intensité. C'est d'autant plus parfait que le texte est d'une brièveté douloureuse.
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