Non, je n’oublierai jamais la baie de Rio

La couleur du ciel le long du Corcovado

La Rua Madureira, la rue que tu habitais

Je n’oublierai pas pourtant je n’y suis jamais allé



vendredi 15 novembre 2013

Nicolas Clément : Sauf les fleurs

Voici le premier et court roman, 76 pages, de Nicolas Clément, et un charme absolu se dégage, le coup de coeur emballe la lecture. 
Terriblement beau et terriblement  triste.
C'est l'histoire de Marthe, la narratrice, entre douze ans et vingt ans. Elle raconte sa vie simple à la ferme , entre ses parents et son petit frère Léonce.
Cruellement banale sa vie,  jusque dans les coups que porte le père sur la mère et sur les deux enfants. Au bout du jour, au bout de toutes les nuits, il frappe, cogne, insulte.
Des maux quotidiens qui chavirent la vie  et deviennent dans la bouche de Marthe des mots magiques et absents.
Elle raconte ce qu'elle souffre mais aussi le possible permis par son institutrice et la lecture d'Eschyle, les mots comme échappatoire d'un quotidien qui esquinte.
Et puis la rencontre avec l'amour, l'échappée vers le bonheur et le lendemain qui chantera.
Enfin on espère...
Mais le malheur rattrape et frappe, fin de l'histoire.
Ce qui surprend dans ce roman, c'est la beauté du texte, les phrases courtes, scandées comme dans uns souffle. Les mots ou plutôt des non-mots bouleversent comme des non-dits, des non-vies. La beauté qui frôle la noirceur avec candeur et émotion vive.
Le ton du récit nous fait penser à un conte, l'épure magnifie le texte, et le lecteur est rempli d'une écriture pleine  de poésie et de sensibilité.
Le style est vraiment surprenant, la plume délicate.
La littérature quand elle bouscule, c'est bien non ?
Un auteur à suivre.

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