Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom Barbara

Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante, ravie épanouie

Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara...




vendredi 28 novembre 2008

Une lueur dans une nuit de tempête

"Laver les ombres" de Jeanne Benameur, nous raconte deux femmes , Romilda et Léa, mère et fille. Léa danse, elle danse pour se sauver, elle danse pour ne pas parler, elle danse pour ne pas s'arrêter, jamais. Elle est amoureuse de Bruno, un peintre, trop immobile pour elle. Un soir de tempête sa mère l'appelle, elle a peur toujours Léa le sait, le sent, elle veut lui parler, il est temps. Alors Léa part retrouver cette femme qui lui a transmis sa peur, elle va enfin savoir.
Et c'est dans une nuit de tempête au bord de la mer , dans la maison de son enfance, que Léa va devenir adulte. A travers des tableaux du passé et présent, la mère va raconter son histoire. Tout a commencé à Naples, Romilda, belle italienne a seize ans. Elle rencontre un beau français, le père de Léa, et pour lui elle devient Suzanne et vend son corps dans une maison close. Ce secret, véritable douleur à jamais tue, Romilda le raconte ce soir, se délivre de ce poids l'entraînant dans les abîmes des non dits. Elle le doit à Léa, pour que Léa puisse vivre.
C'est un texte épuré, douloureux de secret et de vérité. Doit on tout dire à son enfant ? L'amour ne suffit il pas ? Peut on se libérer vraiment du passé en le racontant ? A t on le droit de transmettre ses maux de l'âme ? Le texte est vibrant, retenu, les pauses troublantes, une confession murmurée dans un souffle.
Une information : laver les ombres, en photographie,
signifie mettre en lumière un visage pour en faire un portrait.


2 commentaires:

Anonyme a dit…

D'ou "Toute vérité n'est pas bonne à dire", parce qu'on ne sait par avance comment l'autre va réagir, en étant confronter à une douleur qu'il ne soupçonnait même pas, ou non.

Dans le cas d'un enfant, lever le voile du passé peut expliquer certaines choses, mais pas tout.

On peut transmettre, oui, on peut se libérer en racontant, oui, le tout de savoir comment le dire, parce qu'on ne peut pas toujours tout dire, malheureusement.

Car il y a des meaux de l'âme qui n'appartient qu'à soi, et qu'on ne peut imposer à une âme pas encore prête à en prendre tout le sens, comme celle d'un enfant, peu importe son âge.

Bisous,

Sam.

Ma a dit…

Merci beaucoup pour tes commentaire, ça m'aide un peu c'est vraiment pas évident la lecture d'un ouvrage. Celui ci m'a un peu gêné au niveau des confessions de la mère mais c'est dur aussi pour elle, d'autant plus qu'elle ne lui a pas tout dit....
bisous à +