Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom Barbara

Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante, ravie épanouie

Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara...




dimanche 14 mars 2010

Leonard Michaels : Sylvia

De 1960 à 1964 Michaels tient un journal, celui de sa passion amoureuse pour Sylvia. Quand le quotidien devient enfer et que l'amour bascule dans le chaos et la douleur, quand la passion est malade. En 1993, l'auteur en fait un livre, un bref roman ou une nouvelle enfin un récit hors du temps et du sentimentalisme pour dépasser tout.
La violence des faits et son immédiateté sont atténuées par la distance mais l'écriture de Michaels est méthodique et son analyse médicale de ce mariage est d'une force inouïe.
Jeune nouvelliste dans les années 1960, Michaels vient vivre à New York et rencontre Sylvia.
Une rencontre fulgurante dans une ville si prometteuse qui explose de musique, de style de vie, les chansons de Dylan, l'Amérique de Kennedy et le jazz. New York, année 1960 celle des intellectuels.
Tout commence avec Sylvia, pendant quatre ans elle sera celle qui construit et détruit, tout se termine avec elle. L'auteur sera marqué à jamais.
Sylvia est ombre et lumière, ténèbres et renaissance, elle alterne la passion et la destruction. Michaels ne peut que l'aimer , il est fasciné. Il souffre, il l'aime.
La vie de couple devient un véritable enfer. Sylvia est hystérique et plonge dans des délires passionnels et alterne entre épisodes d'exaltation et de complète déprime.
Le texte autobiographique nous sert quelques extraits du journal de l'auteur et c'est d'une façon pudique et émouvante qu'il nous montre combien il a aimé cette femme.
La lecture est parfois insoutenable dans la description de cette descente aux enfers et de l'incapacité de l'amour à sauver la vie de la personne aimée.

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