Non, je n’oublierai jamais la baie de Rio

La couleur du ciel le long du Corcovado

La Rua Madureira, la rue que tu habitais

Je n’oublierai pas pourtant je n’y suis jamais allé



samedi 1 septembre 2012

Margaret Mazzantini : La mer, le matin

Margaret Mazzantini nous emmène en Lybie et en Italie sur les traces de deux femmes obligées de fuir leur pays à des époques différentes mais qui toutes les deux ont mené le même combat. Protéger et sauver leurs fils, recommencer une nouvelle vie dans un pays qu'elles ne connaissent pas ou plus.
C'est le printemps arabe et un vent de liberté soulève la Lybie mais la guerre et la violence explosent et Omar qui n'a pas voulu rejoindre les loyalistes est tué. Sa femme Jamila décide alors de quitter le pays avec son fils Farid. Ils embarquent dans un canot en partance pour l'Italie. Ils deviennent des réfugiés et erreront sur la mer, eux qui n'ont connu que le désert.
Cette traversée  se terminera en cauchemar absolu, abandonnés sur un rafiot fantôme ils seront des débris d'existence  que la mer rejette inlassablement. 
Fille de colons italiens arrivés dans les années 30 en Lybie pour y  travailler, Angelina est née et a grandi à Tripoli jusqu'à l'âge de 11 ans. Quand Kadhafi arrive au pouvoir en 1970, il chasse tous les italiens et confisque leurs biens.  La famille d'Angelina  part pour l'Italie. Elle se sent pour toujours arabe et reste étrangère à son pays. Quand Kadhafi  devient le nouvel ami de Berlusconi,  il autorise les touristes italiens. Elle emmène alors son fils Vito, né en Italie, sur les traces de son passé et du pays qu'elle a toujours aimé.
Mais plus rien n'est comme avant, le pays comme les hommes ont changé et la nostalgie du bonheur perdu la hante à jamais.
L'écriture de Mazzantini devient orale et l'histoire de ces deux femmes se recoupe même si elles ne se croisent jamais. Un roman très court sur une histoire de femmes, d'hommes et d'appartenance à un lieu.
L'Histoire de la Lybie et des colons Italiens est très intéressante peut être plus que celle des personnages qui aurait méritée un peu plus de profondeur. Les mots si poétiques semblent parfois trop légers par rapport aux drames vécus.



1 commentaire:

Anonyme a dit…
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