je veux encore rouler des hanches,

je veux me saouler de printemps

je veux m'en payer des nuits blanches

à cœur qui bat, à cœur battant

avant que sonne l'heure blême

et jusqu'à mon souffle dernier

je veux encore dire "je t'aime"

et vouloir mourir d'aimer

Barbara

lundi 14 octobre 2013

Sylvie Germain : Petites scènes capitales



A travers 49 scènes de la vie de Lili-Barbara, Sylvie Germain construit un roman d'une très grande sensibilité où les questionnements de la petite héroïne sur la mort, l'amour, la foi , la famille correspondent aux thèmes préférés de l'auteur dans son oeuvre.
Un roman sur l'existence douloureuse d'une petite fille meurtrie, Lili, qui deviendra Barbara, une jeune femme en recherche d'apaisement. Barbara son prénom, jamais prononcé.
Lili a grandi jusqu'à cinq ans entre son père et sa grand-mère. De sa mère, il ne reste , qu'une photo en noir et blanc que la petite fille fixera à jamais dans sa mémoire. Sa mère qui s'est enfuie peu de temps après sa naissance, qui a disparu dans une vie sans elle et qui est morte un jour, noyée. Une mère sans cesse recherchée, sans cesse questionnée et dont l'absence hantera toujours la petite fille.
Un jour, son père se remarie à la très belle Viviane, mère de quatre enfants, Viviane, si pleine de beauté aux fêlures profondes.
 Lili n'arrive pas à trouver sa place dans cette famille exubérante et insolite. Elle veut capter l'amour paternel, l'amour d'une tribu qu'elle n'a pas choisie.
C'est la vie ordinaire d'une famille recomposée dans les années soixante et qui se décomposera sous les yeux de Lili, une vie remplie de joie et de drames où chaque événement lui donne pourtant l'impression d'occuper un "strapontin dans ce théâtre affectif familial".
Captivant dès les premières lignes, ce roman reste empreint d'une certaine noirceur dans la quête existentielle de Lili qui ne trouvera pas vraiment de réponses.
Le style nous régale par sa grande richesse, ses mots et une recherche permanente de l'esthétique. 
La vie tout simplement, ce qu'on en fait et puis ce que l'on cherche et les autres, tous les autres.




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