Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom Barbara

Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante, ravie épanouie

Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara...




lundi 2 avril 2012

Antoine Choplin: Le héron de Guernica

L'histoire se situe, en avril 1937 dans un petit village paisible du pays basque espagnol. Le jeune Basilio, enfant du village, se partage entre famille, amis, bals du samedi et marché et les marais où il peint les hérons, le plus fidèlement possible.
Seulement, l'Histoire  en 1937 marque du sceau de la barbarie le petit village et Guernica rentre à jamais dans la mémoire comme le symbole de la haine, de la violence absurde des hommes.
Alors qu'il peint un héron, le jeune peintre en herbe est dérangé par les bombardiers allemands venus aider Franco à donner une leçon aux Républicains.
Témoin de la violence de l'attaque, avec le curé du village, il assiste à la fin d'un monde et à ce qui  annonce les prémices de la 2ème guerre mondiale. Il  capturera les traces de l'anéantissement  et de la destruction de son village et de ses habitants par des photos prises au moment de l'assaut.
Monté à Paris, Basilio a pour mission de rencontrer le grand peintre espagnol Picasso qui expose son fabuleux tableau, et la magie opère....
Tout au long du livre, Antoine Choplin dépeint avec grâce et délicatesse le monde tranquille dans lequel vivaient des hommes et des femmes. Les chapitres sont courts, lumineux et les questions que se pose Basilio sur sa recherche d'authenticité et de vérité dans la façon de peindre ses hérons sont touchantes.
Les descriptions des images de guerre, des photos prises par le jeune homme sont intenses et montrent de la nécessité de témoigner.
La rencontre avec Picasso est un très beau moment, pour ce jeune homme épris de sincérité, devant la toile du maître qui en restant  Paris a su rendre l'inimaginable et l'indicible dans une représentation abstraite.
Un beau livre qui nous plonge dans la guerre, la mort, et questionne sur l'utilité de l'art et sa façon universelle  de témoigner, de transmettre. 

1 commentaire:

Jocelyne a dit…

c'est plus qu'un livre,c'est une magnifique et poignante peinture, un tableau vivant à la manière de Renoir, une fraîcheur de sentiments qui contraste avec l'horreur, et aide à la supporter.
A LIRE A DEGUSTER A MEDITER.